« La politique est la plus noble des tâches humaines, car elle prend soin du bien de tous. » — Aristote
Les analyses des coûts et contributions liés à l'immigration dans le système de protection sociale français.
Budget vert annexé au PLF 2026 (data.economie.gouv.fr) ; reconstructions privées (CNAF, Cour des comptes, OCDE) · Mise à jour annuelle · Publication officielle reprise manuellement
Avertissement méthodologique
Aucune statistique officielle ne mesure directement le « coût des prestations sociales » lié à l'immigration : le fichier FILEAS de la CNAF n'est pas en open data. Le seul chiffre officiel présenté ici est le budget exécuté de la mission « Immigration, asile et intégration », dont le périmètre est beaucoup plus étroit que les estimations privées affichées plus bas.
La question du coût ou de la contribution nette de l'immigration au système de protection sociale est l'une des plus disputées du débat public français. Elle oppose structurellement deux familles de calcul : les approches "coût brut" (qui additionnent les prestations perçues par la population étrangère) et les approches "bilan net" (qui mettent en regard les cotisations et impôts payés). Ces deux méthodes ne répondent pas à la même question — les comparer sans précaution conduit à des conclusions inverses à partir des mêmes données.
C'est un des rares sujets où l'absence de données officielles directes (FILEAS, le fichier de la CNAF, n'est pas en open data) laisse le champ à des reconstructions partielles. Le seul chiffre directement officiel est budgétaire : les crédits consommés de la mission « Immigration, asile et intégration » du budget de l'État. Les estimations plus larges proviennent de think tanks et d'organisations internationales avec des méthodes différentes, toutes documentées.
L'indicateur officiel ci-dessous mesure UNIQUEMENT le budget de l'État de la mission « Immigration, asile et intégration » (asile, intégration, lutte contre l'immigration irrégulière) — il n'inclut ni les prestations CNAF, ni l'assurance maladie, ni les minima sociaux : ce n'est donc ni un « coût brut » ni un « bilan net » de l'immigration. Les chiffres "coût brut" et "bilan net" des regards privés ne sont pas contradictoires : le premier comptabilise ce que la population étrangère perçoit, le second compare ce qu'elle perçoit à ce qu'elle verse — les deux données peuvent être vraies simultanément.
Crédits de paiement consommés sur la mission du budget général de l'État (asile, intégration, lutte contre l'immigration irrégulière).
—milliards €
Série temporelle indisponible.
| Période | Valeur (milliards €) |
|---|---|
| 2024 | 2,1 |
Analyses publiées par des tiers privés (think tanks, associations professionnelles, organisations internationales). Elles ne sont pas des données officielles : chaque entrée cite son auteur, sa date et sa méthode. Quand un sujet est disputé, les angles méthodologiques qui se répondent sont affichés ensemble, sans hiérarchie.
À prendre avec précaution — non officiel
Fondation IFRAP
Think tank
Angle : Coût brut des prestations perçues13 % des versements de prestations CNAF (RSA, APL…) perçus par des étrangers UE + extra-UE, soit ≈5,3 Md€ ; 28 % du minimum vieillesse, soit ≈1 Md€ (chiffre attribué à la Cour des comptes)
Reconstruction à partir de données CNAF partielles et de citations de la Cour des comptes — pas un accès direct aux données brutes (qui n'existent pas en open data, cf. FILEAS non public)
À prendre avec précaution — non officiel
Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID)
Think tank
Angle : Coût brut et coût net, périmètre élargi (inclut irrégularité, hébergement, asile)Coût brut de l'immigration estimé à 75,1 Md€ (budget exécuté 2023), coût net à 41 Md€ après contributions — dont prestations de solidarité 7,4 Md€ et hébergement/logement 3,2 Md€
Addition de postes budgétaires attribués à la population immigrée (régulière et irrégulière), chiffrage réalisé par Pierre Danon pour l'OID — périmètre plus large que l'IFRAP, chiffres non directement comparables
À prendre avec précaution — non officiel
OCDE (travaux J.-C. Dumont, relayés par le Musée de l'histoire de l'immigration)
Organisation internationale
Angle : Bilan net : recettes fiscales et cotisations payées moins prestations perçuesContribution budgétaire nette des personnes nées à l'étranger : +1,02 % du PIB en France sur 2006-2018 (moyenne OCDE : +1,56 %)
Calcul complet des flux dans les deux sens, pas seulement le côté dépense — c'est ce qui en fait un vrai contrepoint méthodologique, pas juste une opinion différente